10.04.2009
Le discours de trop
Votre Obama s’est fendu récemment d’un véritable discours lèche-cul. Au profit de qui ? Au profit d’un intégriste notoire, un certain turc nommé Erdogan. Ce dernier, un sinistre personnage qui ne rêve que d’imposer son intolérance et son dogmatisme à toute l’Europe « mécréante », est visiblement mu par un ressentiment manifeste qui l’empêche même de desserrer les mâchoires. Il suffit de voir sa gueule patibulaire et de connaître son parcours funeste pour s’en rendre compte.
Voilà donc un énergumène qui ne cesse de ruser pour transformer sa Turquie natale en un pays confessionnel où la loi inamovible de son dieu totalitaire deviendrait supérieure à la loi évolutive des hommes.
Voilà quelqu’un dont le pays n’est guère européen, ni géographiquement, ni culturellement, mais qui s’obstine à vouloir imposer son adhésion à l’Europe, en usant de tous les subterfuges dont il est passé maître, en faisant preuve d’arrogance, de manipulations ou d’anathèmes en fonction des opportunités et de la conjoncture et en profitant d’un étrange sentiment de culpabilité des pays de l’Union européenne qui ne cessent de se flageller publiquement à tout bout de champ.
Monsieur Obama, de quoi je me mêle ? Si vous êtes tellement amoureux de cet intégriste d’Erdogan, pourquoi ne l’accueillez-vous pas dans votre Alena au lieu de vous entêtez à vouloir l’imposer à l’Union européenne dont vous ne faites pas partie ? Pourquoi adoptez-vous la même démarche que votre prédécesseur George Bush dont vous n’arrêtez pourtant pas de dénoncer le bilan ? Pourquoi ce machiavélisme ? Pourquoi cette hypocrisie ?
Exception faite de Sarkozy qui a eu le courage de refuser de se soumettre au diktat d’Obama en renvoyant la Turquie à son appartenance géographique et culturelle asiatique, je ne peux m’empêcher de dénoncer l’attitude servile des autres dirigeants européens qui, dans cette affaire, continuent à se comporter comme des putains. C’est un secret de polichinelle que ces mêmes dirigeants adhèrent à l’attitude française dans leur for intérieur mais n’osent guère l’exprimer publiquement. S’ils sont réellement démocrates, comme ils le prétendent, eh bien, qu’ils donnent la parole à leurs peuples, à travers un référendum, pour voir si ceux-ci sont pour ou contre cette adhésion contre nature.
09:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, turquie, union européenne
08.04.2009
Adieu K
Il y a quelques semaines, K est mort. D’un infarctus. Sans crier gare. À l’improviste. Un soir d’hiver. Où il projetait d’aller voir un film. Dans une salle d’art et d’essai. Au Quartier Latin.
J’avais perdu ses traces depuis quelques mois. La vie est ainsi faite, mal faite, nous n’accordons pas toujours l’attention qu’ils méritent à nos amis de leur vivant. Je savais, toutefois, qu’il se débattait avec la production d’un film. SON FILM. À l’écriture duquel il avait consacré 8 ans de sa vie. En collaboration avec un autre ami commun. Mais il a plié bagage sans l’avoir réalisé. Sans avoir pu imprimer sa trace. Alors qu’il ne cessait de le sculpter, de le projeter sur l’écran de ses rêves. Des rêves légitimement fous. Irréalistes.
Comment se fait-il que ce projet l’a-t-il largué de cette manière ? Pourquoi ce projet ne l’a-t-il pas maintenu en vie, au moins le temps de lui donner l’occasion de lui insuffler (à ce projet, évidemment) la vie, sa vie ? Pourquoi ce lâchage, cette trahison ?
Il est tout de même triste, voire affligeant, que de très nombreux imbéciles assermentés se sont vus octroyer des moyens, parfois substantiels, pour nous infliger leurs productions cinématographiques indigestes pendant que notre K n’a jamais bénéficié de la moindre attention de la part de ceux qui détiennent le pouvoir dans ce domaine, en France ou ailleurs, et qui décident ainsi de ce que les écrans nous permettent de voir ou ne pas voir.
Heureusement que K, malgré cette chape de plomb, s’est octroyé la liberté ultime de faire un pied de nez à tous les hypocrites en choisissant de se faire incinérer après sa mort pour effacer toute trace de son vécu douloureux.
09:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, décideurs
25.02.2009
immigration
La France semble encore l’ignorer mais l’immigration est une vraie chance pour elle. En effet, l’immigré lambda présente en général deux qualités indéniables :
- D’une part, il rend service en effectuant les travaux que les Français de souche rechignent à accepter d’accomplir.
- D’autre part, il contribue d’une manière significative à l’accroissement de la natalité de la nation, ce qui, par les temps qui courent, semble constituer une priorité pour des raisons diverses et variées.
Voilà, en tout cas, une question importante qui appelle peut-être un consensus national. Mais les divergences, parfois radicales, qui divisent la classe politique et le mouvement associatif ne facilitent guère les choses. On dirait que cette question de l’immigration demeure toujours entourée de tabous, notamment en ce qui concerne les critères d’accès au territoire national, l’intégration, le regroupement familial, l’immigration clandestine et les sans-papiers, le destin réservé aux étudiants étrangers, sans parler de la gestion de l’islam que beaucoup d’immigrés importent avec eux, du sentiment de déracinement qu’ils ressentent et ne réussissent pas toujours à dépasser et des traditions parfois archaïques qui collent à la peau de certains parmi eux et dans lesquelles ils se réfugient pour faire face à leur nouvel environnement. Ce qui explique, entre autres, l’incompréhension suscitée par les valeurs fondamentales de la République et en particulier celle de la laïcité, confondue souvent avec le rejet de l’islam, ainsi que la prolifération de plus en plus visible des femmes voilées.
L’immigration, principalement issue des pays du Tiers-Monde, a toujours été et demeure à caractère économique. Ce sont, en général, les plus démunis et les moins outillés parmi les immigrés qui constituent la majorité de ses membres, ceux qui n’ont pas réussi à s’intégrer dans leurs pays d’origine et qui se retrouvent maintenant le cul entre deux chaises, ballottés entre une allégeance atavique au pays d’origine et celle exigée par le pays d’accueil.
Il ne faut pas se voiler la face, l’islam ne facilite pas les choses, ni aux immigrés, ni non plus au pays d’accueil. Tel qu’il est de plus en plus diffusé par les islamistes dans certains quartiers dits populaires, cet islam-là se dresse d’une manière de plus en plus véhémente contre les valeurs démocratiques et laïques et semble vouloir imposer une idéologie fanatique, rétrograde et incompatible avec la vie moderne et, en tout cas, opposée à la liberté de s’exprimer et de disposer de son corps.
Pour bien se rendre compte du grand désarroi dans lequel sont plongés les immigrés musulmans lambda, il faut peut-être rappeler que leurs pays d’origine - Maghreb, Afrique subsaharienne et Asie -, sont des pays à caractère confessionnel – l’islam est religion d’État dans tous les pays musulmans - où règne une mentalité de la servitude imposée par plusieurs siècles de despotisme, ce qui n’a pas habitué leurs habitants à faire preuve d’esprit critique et à se méfier des certitudes et de la pensée unique. Le problème, en France, c’est que dès qu’on évoque cet héritage, on est immédiatement taxé de xénophobie et d’islamophobie et accusé de stigmatiser les plus fragiles, comme les intégristes, l’extrême gauche et leurs acolytes ont pris l’habitude et le malin plaisir à le faire pour mettre ainsi rapidement un terme à la réflexion et au débat. Pire, cette attitude dogmatique a pour résultat de conforter les intégristes dans leur prosélytisme et risque, collatéralement, de porter gravement préjudice au combat mené par les musulmans laïcs et de déresponsabiliser les autres, la majorité passive dite silencieuse. Il suffit d’ailleurs de rappeler les échos dévastateurs qu’ont eus en Europe la fatwa contre Salman Rushdie et les caricatures de Mahomet pour mesurer les ravages provoqués au sein de la « communauté » musulmane.
J’ai souvent l’impression que ceux qui s’opposent à la réflexion ne voient pas la réalité telle qu’elle s’incarne dans les quartiers dits populaires, habités de plus en plus majoritairement par des immigrés, loin de toute mixité et de tout bien vivre ensemble. Leur dogmatisme idéologique les conduit, à leur insu, à porter un regard exotique sur ces immigrés. Ainsi, quand ils rencontrent des femmes voilées ou portant des bourqas, au lieu de s’interroger sur les origines et les conséquences de cet accoutrement souvent imposé, on dirait qu’ils se contentent de le considérer comme une bigarrure insolite qui présenterait l’avantage d’égayer la rue française et en même temps de procurer à la féminité de leurs adeptes une sensualité mystérieuse, rejoignant ainsi la vision de l’orientalisme béat des débuts.
J’aimerais bien savoir quelle ingéniosité ils mettent en œuvre pour justifier les barbes hirsutes, les mariages forcés, les sifflets contre la Marseillaise, les crimes dits d’honneur, les attaques contre la laïcité et la liberté d’expression, contre les athées, les homosexuels… au lieu de s’acharner à flinguer tout propos contraire à leur vision réductrice.
16:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, islam, extrême gauche


